Brin de muguet à contre-jour

Le mois de mai débute tout juste et avec lui, ma traditionnelle photographie de muguet. J’envisageais un retour à la couleur mais je trouve que décidément, le noir et blanc a son effet !

comparaison des deux clichés de muguet : couleur versus noir et blanc

D’autant que la proximité d’une surface vitrifiée granulée apporte un effet naturel intéressant, sans retouche :

brins de muguet dans un vase à contre-jour
muguet et vitre granulée | photo MDstudio

Muguet dans un vase, vitre granulée
Plan moyen avec un effet de grain naturel provoqué par la texture de la vitre

Clochettes de muguet
Vue rapprochée et en plongée, grain naturel

clochettes de muguet dans un verre transparent
petit déplacement de caméra, changement d’ambiance | photo MD studio

Cette année j’ai découvert l’ail des ours, dont le feuillage ressemble beaucoup à celui du muguet. Si l’ail des ours est comestible et apporte une nuance aillée aux plats préparés (type marinade) en revanche, le muguet est toxique. Donc méfiance si vous vous livrez à la cueillette en sous-bois ! Plusieurs sites montrent les différences notables de formes et d’odeurs pour éviter de se tromper.

clochettes de muguet dans un verre transparent
photographie pleine largeur | cliché granulé pour un muguet à contre-jour éclairé | photo MD studio

Séquence photographique et Comparaison d’images dans WordPress

L’outil « comparaison d’images » de WordPress rend les séquences photographiques vraiment sympathiques !

J’adore déplacer le curseur entre les deux images pour y découvrir de nouveaux aspects, des détails qui illustrent un instant avant ou après… Et finalement, racontent une histoire. La narration s’opère grâce au curseur de comparaison d’images qui joue un rôle d’ellipse temporelle, comme le blanc entre deux cases en bande-dessinée.

Comparaison d’une ruelle, ou plutôt d’une rue disparue, où seul subsiste un graff coloré – photographié pour la première fois en mars 2018 puis plus récemment, début avril 2022 :

photographie d'un graph qui ornait une ruelle avant sa démolitionphotographie d'un graph qui ornait une ruelle avant sa démolition
Même plan, même graff, dans une rue à présent disparue | 2018 – 2022 | photo MDstudio

Un niveau de sol a manifestement été ôté et l’arbre déraciné. Les garages sur les côtés ont été abattus. Cette « rue à présent disparue » fait référence à Graff en couleur, gris de rigueur ; c’est une surprise que l’œuvre murale demeure… Et en quatre ans, elle a été passablement agrémentée.


Côté procédé : pour réaliser une séquence, le cadrage et le sujet doivent être identiques. Habituellement, peu de temps s’écoule entre chaque cliché – comme dans Tour Lu en contre-jour, ou Rentrée des classes sans impasses où les photographiques sont espacées de quelques secondes.

Toutefois, j’ai trouvé tout aussi intéressant de reprendre le même point de vue à quelques années d’intervalle comme dans Comparaison du chantier de la gare, ou simplement, à quelques jours d’écart – comme dans Végétalisation au balcon – que je remets ici pour l’éclosion du bourgeon de droite, tandis que celui de gauche reste en floraison :

Capucines et Cyprès | végétalisation du balcon | photo MDstudioCapucines et Cyprès | végétalisation du balcon | photo MDstudio
Végétalisation au balcon : comparaison d’éclosion

Ce qui serait encore plus intéressant serait de pouvoir choisir l’emplacement du curseur au moment de la publication, comme par exemple, un curseur placé au tiers de l’image et non pas au beau milieu : ) Mais cet outil de présentation reste super !


L’exercice de comparaison avec séquence photo me tente bien. D’autant que je m’y suis peu initiée jusqu’à présent – voici mes quelques rares exemples de narration avec le même procédé :

Sinon, rdv dans les « articles similaires » !

Jonquilles & Giboulées… Colorées

Retours des giboulées et des jonquilles – les gouttelettes sur les feuilles en brillent :

jonquilles après giboulées devant la Cité des Congrès
jonquilles après giboulées devant la Cité des Congrès | photo MDstudio

Une façon aussi d’annoncer mon possible retour à la couleur !

Jonquille & Giboulée

Surprise, je n’avais encore jamais partagé de photographies de jonquilles ! Enfant, j’en ai pourtant vu tous les ans. Pour moi ce sont surtout des fleurs de sous-bois mais une ville peut tout à fait décider d’en égayer de nombreux massifs, en pleine rue, comme montré sur ce cliché :

Massif de jonquilles, bâtiments en arrière-plan | plantes et rue de faubourg | photo MDstudio
milieu rurbain, un brin végétal sur fond de colosse mural | photo MDstudio

La jonquille est une fleur de saison et traditionnellement, ce type de narcisse annonce la sortie de l’hiver. Malgré les perturbations climatiques, les giboulées prennent également part à ces premières floraisons. Pour preuve : une averse de petits grêlons a écourté cette tardive séance photographique.

Quelques exemples applicatifs en dessin et illustration – ici en études de la nature :

illustration en noir et blanc de jonquille vue de profil

Étude de jonquille 2
Maud Dabadie sur MDdrawing + quelques variations dans étude de la nature, jonquille vue de profil sur mon bac-à-sable Yrial in Sight !

Étude de jonquille 1
Maud Dabadie sur MDdrawing
+ étude originale dans jonquille vue de face sur Yrial in Sight

dessin en noir et blanc de jonquille vue de face

La jonquille est aussi devenue un symbole de la lutte contre le cancer, portant l’idée de l’espoir et de la renaissance.

Comparaison

Pour réaliser ce type de clichés qui comparent le même bâtiment sur un intervalle de trois ans, mieux vaut conserver le même point de vue et essayer de trouver une météo comparable, à saison équivalente, à la même heure si possible. Ce qui n’est pas le cas ici. L’exercice s’avère toutefois intéressant :

Un rapide avant-après – toujours en chantier pour le moment

J’ai longuement hésité à partager les clichés annoncés le mois dernier : je n’ai malheureusement pas photographié le bâtiment en l’état avant le début du chantier et actuellement les travaux sont toujours en cours.

La photographie d’une séquence se passe indéniablement mieux dans une même unité de temps, comme dans mon premier essai En août, point de doute où le sujet photographié était certes, bien vivant et en mouvement, donc potentiellement plus difficile à cadrer contrairement à un édifice statique, mais où j’avais pu conserver des points de repères, a contrario de grands travaux qui modifient l’ensemble du paysage…Jusqu’aux arbres et à la chaussée.

Variations

Variations en ronds, variations de style et de temps…

photographie en noir et blanc, lampadaires sphériques au premier plan, horloge ronde en arrière-plan. parvis gare SNCF Sud. Nantes.
variation circulaire – horloge et lampadaire | photo MDstudio

…Photographie en noir et blanc sur un parvis bien changé à présent : celui de la gare Sud de Nantes avant les travaux. Un cliché crépusculaire, presque nocturne, ou l’horloge murale en arrière-plan fait écho aux formes rondes des cloches du lampadaire du premier plan. Le cadrage en diagonale apporte du dynamisme, essentiel pour un lieu d’activité comme le ferroviaire ! J’espère pouvoir montrer quelques clichés des modifications architecturales du bâtiment, en extérieur, le mois prochain.

Mash-Up des photos OneShots 2021

Compilation des photographies présentées en 2021 dans la catégorie « oneshot anecdote » du site.

Où le sujet suit simplement l’épanouissement des saisons, avec une métaphore filée sur l’actualité. Photographies exclusivement en niveau de gris cette année, sans même de gris coloré. Ville de Nature, Nature en ville ! Photo MD studio.

Clichés essentiellement en noir et blanc, donc, cette année ! Histoire de me concentrer sur la composition des ensembles, associés à de nets gradients de gris entre les différents plans de l’image, notamment les premiers plans en opposition aux arrière-plans. Je m’interroge sur la prochaine évolution en 2022 : peut-être le volume des sujets selon l’éclairage, à moins que je ne revienne au sujet narratif avec des plans séquences photographiques.

D’ici-là, pour chacune de ces photographies, existe un petit texte de circonstance, une anecdote : prêt(e)s pour une rétrospective 2021 ?

Évolutions

Tourne-vent à contre-temps ? Tandis que ses pales courbent le souffle d’air, ses pâles courbes enchantent l’ère…

Eolienne aux allures de girouette. Photographie en noir et blanc. Tourne-vent.
Éolienne aux allures de girouette et de tourne-vent | Photographie en noir et blanc | photo MDstudio

…D’une énergie produite différemment. Depuis les moulins à vent, à eau et à grain, la technique a bien évolué. De manière générale, je reste mitigée entre l’innovation technologique et l’impact tant sonore qu’environnemental des éoliennes – en terme de fixation au sol, de production et de recyclage. Néanmoins, je suis convaincue de la nécessité de diversifier les modes de productions d’énergie et d’ici-là, c’est toujours un plaisir de croiser cette petite girouette aux allures de tourne-vent, qui alimente un bassin de retraitement.

En attendant d’autres évolutions, transformations ou mutations pour l’année à venir !

Mutations

Après les transformations, les mutations !

Ciel tourmenté, Loire apaisée, au large d’un stade en resto muté :

mutations | photo MDstudio
bord de Loire, ancien stade Marcel Saupin et nouvelle Passerelle de Marcel | photo MDstudio

En quoi le pouvoir d’un cliché, argentique ou numérique, s’en trouve-t-il pour autant modifié ? En d’autres termes : une photographie numérique, visible en ligne, a-t-elle le même impact qu’une photographie imprimée ? Jusqu’où le rapport tangible à l’œuvre confère-t-il ou altère-t-il la puissance du visuel ?

La photographie connaît des évolutions techniques ; elle accompagne les transformations technologiques, éprouve régulièrement des questions déontologiques et plus récemment, écologiques. Mais y a-t-il mutations finalement ? Le support change, et avec lui, évoluent les modalités d’échanges. La circulation se modifie mais la finalité ? Pas si sûr.


Deux sources pour approfondir la question :
– Encyclopédie en ligne Universalis : Photographie et mutations technologiques sur universalis.fr/
– Parlement de la photographie : le monde de la photographie à l’heure des mutations sur culture.gouv.fr/

Transformations

Un Origami qui m’a tenue compagnie…

Origami - Pégase - table du Bar de Mme Spock, Utopiales 2021 "Transformations" | photo MDstudio
Un Origami qui m’a tenue compagnie au Bar de Mme Spock | Utopiales 2021 « Transformations » | photo MDstudio

Transformation d’un.e auteur.e inconnu.e mais que je remercie pour m’avoir intriguée un moment et pour m’avoir insufflée la thématique de ce mois, parfaitement raccord avec celle des Utopiales 2021 « Transformations » !

Origami - Pégase - table du Bar de Mme Spock, Utopiales 2021 "Transformations" | photo MDstudio
Photographie sans retouches | Origami au Bar de Mme Spock | Utopiales 2021 « Transformations » | photo MDstudio

Le chiffon de fibre végétale ou synthétique, transformé en papier, qui lui même se meut attablé en une sculpture figurative et onirique. Toast à nos prochains modes de vie et de société, à notre environnement culturel et « naturel », amenés à se transformer, tant en mythe(1) qu’en réalité(2).

Origami - Pégase - table du Bar de Mme Spock, Utopiales 2021 "Transformations" | photo MDstudio
Photographie sans retouches | Utopiales 2021 « Transformations » | photo MDstudio

(1)Transformation… En mythe : réécriture du passé à la lumière de nos connaissances actuelles. Une réinvention courante, régulièrement observée à travers l’histoire (roman national par exemple).

(2)Transformation… En réalité : dans les faits. Au présent.


La figure de Pégase m’a vraiment semblé intéressante, à la fois pour son envolée technologique (métaphore du cloud et son utilisation intensifiée, le besoin de re-connexion ou de dé-connexion en confinement, voire carrément une allégorie au développement de multivers) comme sa précipitation vers un onirisme aérien au détriment d’une réalité plus terne, plus terre à terre.

Aussi, entre précipitations orageuses et assèchements locaux, responsabilisé de tous ces changements climatiques, n’a-t-on point envie de changer d’air, de s’évader, d’échapper aux lendemains peu optimistes, quelques instants ? Prendre de la hauteur pour ensuite redescendre et s’attaquer aux problèmes de fond ?


Ici, ce Pégase est une invention fictive, humaine, une chimère élégante imaginée à partir d’animaux, le cheval et l’oiseau. Probablement des espèces que l’humain affectionne par leur beauté et leur « praticité », entre le transport et la chasse, peut-être même en tant que familiers. Toutefois, la chimère, en tant qu’association génomique de plusieurs espèces, n’est pas systématiquement irréelle…