En juin, avancer bon train

La photographie qui suit évoque à la fois les pertes liées à la pandémie (trou de chantier à gauche, personnage à l’envers) et la nécessité de devoir avancer (le dessin de piéton à droite) :

symbole de piéton sur le béton | photo MD studio
symbole de piéton sur le béton | travaux de la gare SNCF de Nantes Sud | photo MD studio

Avançons-nous vers le monde de demain ou celui d’hier ? Monde d’après ou d’avant, on s’y engouffre avec empressement !

…Tandis qu’après les semis de retrouvailles, point de départs qui déraillent ! Quand je dis « en juin, avancer bon train », c’est au sens propre du terme :

voie 4, TGV en gare de Nantes vu de la passerelle | photo MD studio
voie 4, TGV en gare de Nantes vu de la passerelle | photo MD studio

Espérons qu’il en germe une transition positive à l’ensemble de la société – ici avec une allégorie photographique de l’arbre soutenant la verrière et symbole de la passerelle entre les mondes, le passage aérien entre les gares Nord et Sud de Nantes :

Arbre d'architecture, passerelle Gare de Nantes | photo MD studio
Arbre d’architecture, passerelle de la Gare de Nantes | photo MD studio

En mai, je sèmerai…

…Les plants de l’amitié, des terrasses et plus si affinité ! A l’air libre et en société, débute ce mois de mai. Frais, venteux, humide, on sème entre deux éclaircies, on paille entre deux averses histoire de garder au chaud les projets de l’été.

Jeunes plants de capucines, feuilles tournées vers le soleil | photo MDstudio | photographie en noir et blanc | mai 2021
Jeunes plants de capucines, feuilles tournées vers le soleil | photo MDstudio

Pour illustrer mon sujet du mois, j’ai simplement opté pour les graines de capucines, issus d’une plante qu’on m’a offerte l’an dernier et dont les petits ont bien prospéré !

Jeunes plants de capucines sous un paillage, en bac| photo MDstudio | photographie en noir et blanc | mai 2021
Du paillage émergent les jeunes pousses | premières capucines | photo MDstudio

Si le paillage est synonyme de prévention et de précaution, vous savez lire entre les lignes ; )

En avril, on décroche le fil

… Le fil du ballon :

Ballon d'hélium & Pachira | photo MDstudio
Ballon d’hélium & Pachira | photo MDstudio

Le dicton « en avril, ne te découvre pas d’un fil » reste bien valable cette année : beau temps et froidure pour un confinement certes relâché mais qui dure. Donc, si l’on désire des clichés avec une lumière rasante ou crépusculaire, on improvise : ici un jeu de lumière entre le ballon d’hélium, recevant la clarté de fin de journée, provenant de la fenêtre (hors cadre, à droite) et distribuant cette lumière singulière sur son environnement. Il apparaît un fort contraste entre la pièce assombrie et surtout, le deuxième acteur de cet instant, le Pachira (arbuste en bas à droite) intensément éclairé par cette source de lumière improvisée, réfléchie de plein fouet par la surface du ballon plastifié. Une expérience juste le temps de la photographie, car ce châtaignier de Guyane n’est pas réputé pour apprécier la lumière directe… Sinon, il crame !

Jeu d’ombres et de lumières

Suite de pâquerettes en fêtes, photographie prise en hauteur cette fois : est-ce que je pose réellement la main sur cette arbre ? Ou seulement un effet de projection dans cette ombre portée ?

photographie en noir et blanc, projection ombre, silhouette humaine & tronc d'arbre, herbe et pâquerettes | photo MDstudio
Un effet de tourbillon dans cette photographie en ombre chinoise | photo MDstudio

A l’inverse, une photographie prise à un niveau intermédiaire – et ainsi accorder un bel effet de perspective à ce chemin ajouré de soleil : pour que la lumière jaillisse entre les branches effilées, caresse l’asphalte dans un léger dégradé, les différences de tonalité sont les bienvenues :

photographie en noir et blanc, vue d'un chemin en bord de Loire, contre-jour, ombre des branches sur le talus et l'asphalte | photo MDstudio
Vue d’un chemin en bord de Loire, contre-jour | photo MDstudio

Pâquerettes en fêtes

Pâquerettes écloses aux pelouses vertes – un doux contraste pour cette photographie prise à l’ombre des branches :

photographie en noir et blanc | fleur de pâquerettes ouvertes | photo MDstudio
photographie en noir et blanc | fleur de pâquerettes ouvertes | photo MDstudio

Suivie d’un magnifique contraste en plein soleil, pour des clichés toujours en noir et blanc cette année :

photographie en noir et blanc | fleur de pâquerettes à demi épanouies | photo MDstudio
photographie en noir et blanc | fleur de pâquerettes à demi épanouies | photo MDstudio

Pâquerettes, certes… Mais pissenlit aussi !

photographie en noir et blanc | fleur de pissenlit, visitée par des insectes | photo MDstudio
photographie en noir et blanc | fleur de pissenlit, visitée par des insectes | photo MDstudio

Priorité donc ce mois-ci aux fleurs sauvages, peuplant les zones périurbaines et accueillant tantôt les insectes butineurs comme les humains flâneurs !

Gelée de Février, Nantes enneigée !

Deux heures d’une neige qui promptement dégèle… Où l’on dégaine l’appareil plus vite que la glissade pour capturer ces quelques instants gelés ! Trois clichés pris à la pause déjeuner :

Rive naturelle et sentier pavé sous la neige | photo MDstudio
Rive naturelle et sentier pavé sous la neige | photo MDstudio
Pin sombre et neige claire | photo MDstudio
Pin sombre et neige claire | photo MDstudio
Banc attendant les promeneurs sous la neige  | photo MDstudio
Banc attendant les promeneurs sous la neige | photo MDstudio

J’ai effectué une sélection. De quoi réaliser une série photographique même si les cadrages et les sujets diffèrent. Ce sujet de la neige, ici rare et éphémère, est l’occasion de m’essayer à la solarisation :

Arbres enneigés, effets solarisés | photo MDstudio
Arbres enneigés, effets solarisés | photo MDstudio

Quand les arbres sommeillent, les cerfs émerveillent

Photographie de janvier sous la pluie hivernale et glacée !

Ciel couvert et arbre dénudé, pour un sujet sauvage à jamais figé… Et de beaux reliefs en retour, que l’humidité scintillante sur le bronze :

photo MDstudio | sculpture de 1910 en bronze intitulée "Les cerfs au repos" par l’artiste animalier Georges Gardet | Nantes, janvier 2021
photo MDstudio | sculpture en bronze « Les cerfs au repos » par l’artiste animalier Georges Gardet

L’image de la famille, solidaire face aux difficultés. C’est ce que j’y ai vu lorsque je me suis approchée de la statue. D’un côté, les animaux sont représentés aux aguets, oreilles dressées, chacun regardant dans une direction différente. D’un autre, ils sont tous les trois juchés sur le même promontoire, foulant le même sol. Si j’apprécie moins l’idée d’une biche entièrement dépendante du cerf pour sa survie comme sa sécurité, le trio semble soudé – au sens propre comme au sens figuré ! Le groupe apporte une touche de tendresse dans un mouvement inquiet pourtant, de soutien mutuel associé à une composition dynamique et réaliste, presque vivante et mobile dans ce frais paysage statique. Un environnement fourni par le Jardin des Plantes, à Nantes.

Quand arbres et plantes sommeillent, « Les cerfs au repos » émerveillent !

Janvier 2021. Cette année, comme annoncé lors du mash up 2020, je me propose de traiter la photographie en noir et blanc.


En comparaison de Nature apprivoisée, prédateur domestiqué ?, choisir un sujet inanimé facilite grandement la tâche ! L’on peut à loisir tourner autour de la bête sans la déranger ni l’effrayer. En revanche, contrairement au chat domestique, je n’ai bien évidemment pas pu interagir pour en changer la posture et l’expression.

Nature apprivoisée, prédateur domestiqué ?

La nature en ville se traduit également par la présence d’animaux, familiers ou exotiques, domestiques ou apprivoisés, d’intérieur comme d’extérieur. Une faune que je photographie rarement et dont je ne partage aucun cliché généralement. Exception faite, donc, qui se prête au couvre-feu comme au confinement : le chat d’appartement !

chat domestique | regard de prédateur | photo MDstudio
cliché de janvier | photo MDstudio de chat européen | nature apprivoisée, prédateur domestiqué ?

Même sorti de son « état de nature » et entouré de béton, l’être humain aime souvent à s’entourer d’un ou plusieurs autres animaux – comme cet émérite chasseur de peluches trônant en tigre de salon, tantôt diable sur pattes ou silencieux compagnon. Qu’on ne fie pas à cette paisible apparence, ces « petits carnivores domestiques » apprécient instinctivement les proies de chair et de sang, causant par leur surpopulation quelques troubles environnants.

Janvier 2021. Cette année, comme annoncé lors du mash up 2020, je me propose de traiter la photographie en noir et blanc.


Quelques difficultés à photographier le sujet qui doucement fermait ses yeux ou me regardait tendrement…. Alors que je cherchais à capturer un instant de lueur plus brute, plus sauvage justement. Il m’a fallu détourner volontairement son attention et appuyer sur le bouton promptement ! Je mesure d’autant plus les contraintes des photographes de sujets animés, sportifs notamment.

Séquence photographique : Tour Lu en contre-jour

Fraîche promenade ou rentrée au bercail, au pas cadencé ou sur roue déjantée :

séquence - photo 01 | Tour Lu en contre-jour au crépuscule | photo MDstudio
séquence – photo 01 | Tour Lu en contre-jour au crépuscule | photo MDstudio

séquence - photo 02 | Tour Lu en contre-jour au crépuscule | photo MDstudio
séquence – photo 02 | Tour Lu en contre-jour au crépuscule | photo MDstudio

Si le phare de la Tour n’est point encore allumé, les lampions éclairent le chemin jusqu’à son orée.

A tous, je vous souhaite une excellente – ou bonne – ou meilleure – année !

Mai | graminées du monde d’après

… Qui sera probablement le même qu’avant dans sa globalité, à court terme tout du moins.

C’est parti pour une courte escapade photographique, au détour d’une sortie dérogatoire – et similaire au noir et blanc laissé-passé, ce cliché sera lui aussi en niveau de gris :

Crépis Biennis en aigrette | photo MDstudio
Papus ou aigrette de Crépis Biennis | photo MDstudio

Puissent ces akènes semer les graines d’idées d’aujourd’hui, les pousses d’actions de demain, vouées je le crains, à s’épanouir dans l’adversité.