Du rouge au vert sur un blanc éphémère : rose pourprée et muguet de mai

Allons voir si la rose accompagne le muguet dans sa plus verte nouveauté !

photographie en plan rapproché, gros plan, d'un bouquet, composé de brins de muguet avec ses clochettes blanches et ses feuilles vertes, ainsi qu'une rose rouge.
Photographie de brins de muguet sertis de feuilles vertes et accompagnés d’une rose rouge – photo MDstudio

Oui je paraphrase le poème de Ronsard dans son Ode à Cassandre – dans la mesure où exceptionnellement, le bouquet de cette année ne se suffit de muguet et que la beauté de la jeunesse, comme ces deux sujets épanouis, flétrit inexorablement, au profit d’autres belles choses*.

*où la solution repose dans la liesse de l’amour pour la beauté et dans le compost pour le bouquet !

photographie en plan rapproché d'un vase avec son bouquet, composé de brins de muguet aux clochettes blanches et aux feuilles vertes, ainsi qu'une rose rouge.
Muguet de mai et rose rouge dans un vase, vue d’intérieur – photo MDstudio

Des fleurs de circonstances pour un sujet de saison que justement, j’ai tardé à photographier cette année.


Au passage, je partage la version avant et après retouches :

photographies avant – après pour la 1ère composition / vue de face du bouquet
photographies avant – après pour la 2ème composition / vue en plongée du bouquet

Les photographies originales sont réalisées avec le Huawei Mate 10 ; les versions plus contrastées sont passées par Light Room, le logiciel de retouche photo d’Adobe. Je détaille davantage ce type d’utilisation de paramètres dans Rosace en trèfle.


Le muguet, un sujet fraîchement inclus dans mes dernières illustrations, partagées sur mon bac-à-sable Yrial in Sight dans Mandala végétal : inspiration florale… Et muguet de mai ! Ainsi que dans un tutoriel dédié au dessin de brins de muguet, en mai de cette année.

Drôle d’oiseau

Y-a-t-il tromperie sur la marchandise ? Je titre de volatile à plume et à écailles, pourtant je partage une carlingue de plastique et de métal !


Cheminement : ici sur mon site de photo MD studio, je parle de rosace architecturale et végétale. En écho au thème de la rosace géométrique, sur mon bac-à-sable dessineux, j’illustre des mandala. Or le thème de ce mois-ci sur Yrial in Sight porte sur les insectes au cœur de mandala. Et quitte à parler d’insectes je pensais à leur prédateur naturel – non pas forcément les insecticides humains mais les oiseaux ! Et voici donc des photos d’un.. Drôle d’oiseau qui peuple autant le paysage citadin que leurs homologues naturels.


Beaucoup à dire sur ce mode de transport… Un transport en commun certes mais l’un des plus polluants. Bref. Habitant sous la ligne depuis des années, les avions font partie de mon quotidien visuel et sonore ! Un cliché s’imposait et si possible, une séquence :

La gestion du contre-jour apporte aussi une ambiance différente. Pour ces deux clichés, la sensibilité est la même, ISO 80 et une focale presque équivalente : F/5 sur la photo de gauche où l’avion était plus proche de moi ; F/6.3 sur la photo de droite où l’avion s’éloignait déjà.

En revanche, le temps d’exposition varie sensiblement et la luminosité change en conséquence : plus claire sur la photo originale de gauche avec une exposition plus longue (1/250ème), et plus sombre sur celle de droite avec le temps d’exposition plus court (1/500ème). Par ailleurs, la pollution lumineuse et atmosphérique rendait initialement le bleu plus terne, dans un gris coloré presque violacé. C’était l’hiver* mais dans mon intention, il s’agissait d’un ciel bleu comme j’ai pu en voir bien net en hiver. D’où un rapide rééquilibrage sous LightRoom.

Ensuite j’ai préféré retourner sur Photoshop, à l’ancienne, pour restaurer un bleu équivalent entre les deux clichés : je souhaitais conserver cette impression d’éloignement entre les deux images mais sans trop de heurt. Aperçu du travail en post prod sous Adobe Photoshop pour saisir le bleu en question :

Recherche d’un bleu presque turquoise en partant du centre de chaque photographie – ici en version comparée.

Ici j’ai procédé avec calque de réglages : la correction sélective sur le cyan et le bleu, en y ajoutant du jaune principalement et en diminuant éventuellement le magenta présent. Je mets en évidence sur fond plus sombre :

Même comparaison des deux photographies coupées au milieu mais en isolant le bleu que je cherchais à trouver pour chacune.

Pour l’exemple, j’ai accordé le bleu sur le centre des photos tandis que sur la bannière sous le titre de cet article, j’ai accordé le coin haut gauche de chaque photographie.

*Décembre 2009, je venais de recevoir le Lumix Panasonic Bridge, DMC FZ38, un appareil photo que j’ai toujours et qui m’a permis de réaliser ces clichés d’avion en vol.

*Les réalisations de Mandala d’insectes sur mon bac-à-sable, un site de dessin, de gribouilles et d’expérimentation !


Dans les deux cas, j’étais sur le mode A / Aperture / Ouverture. Lorsque j’ai pris ces photographies, je ne maîtrisais pas encore le mode de mise au point avec suivi d’objet en mouvement ! Peut-être aurais-je du choisir le mode S / Speed / Vitesse. Ceci dit, un avion vu du sol, même s’il s’approche de l’aéroport, ne « bouge » pas si vite par rapport à l’observateur. Ici, cet article est juste une brève, histoire de revoir les intentions des années précédentes.

Rosace au détour d’un escalier

Photographies qui ont alimenté une illustration.

Rosace au détour d’un escalier – un lieu qui m’a intriguée puis inspirée récemment. Je n’avais jamais été si proche d’un ornement de ce type et la taille de celle-ci est impressionnante quand on est juste à côté.

Elle mesure l’équivalent de trois escaliers en hauteur. J’ai choisi de ne pas retoucher les clichés en enlevant les mains courantes : ces garde-corps permettent de donner une échelle dans les dimensions :

D’autant que ces rampes d’escalier épousent les courbes tout en souplesse et contrastent ainsi avec l’aspect plus rigide et massif de la pierre :

Ici je partage ces quelques photographies pour étayer un autre article incluant cette rosace : le processus d’illustration d’une carte de vœux incluant un arbre – initialement un bonsaï dans un vitrail et qui a motivé la réalisation d’une forme géométrique.


Sources :

Autres lieux historiques en pierre photographiés sur MD studio : l’abbaye de Fontevraud dont certaines toitures m’évoquent des pommes de pin et la voûte du vestibule d’entée au château de Chenonceau ; le scénario de visite comme la texture de ce genre d’édifice m’avaient déjà intéressée, en extérieur dans Le dragon de Chinon et en intérieur dans Lumière dans l’escalier de nouveau à Chenonceau. Toutefois je ne m’étais jamais autant approchée du rosace !

Sur un toit escarpé

Photographie de nuit d’un cervidé lumineux, surplombant la rue depuis un promontoire des plus citadins. La sculpture représente l’animal comme arrivé au sommet d’un col escarpé, éclairé de teintes chaudes allant du jaune au rose en passant par l’orange. Cliché nocturne pour les festivités de Noël 2023 à Nantes lors du Voyage en Hiver.

…Et la découverte des installations de Vincent Olinet, sur les façades comme sur les toits !

Installation lumineuse représentant un cervidé, une création de Vincent Olinet.
Installation lumineuse de Vincent Olinet | ville de Nantes, Noël 2023 | photo MDstudio.

Au détour des rues, guettez quelques moulures irisées, accompagnées de consoles colorées, de mascarons diaprés ou de sculptures chamarrées. Ces installations lumineuses me rappellent un peu les lampions lors des nocturnes au Parc Oriental de Maulévrier – un jardin japonais que l’on peut visiter de jour comme de nuit en été. Ici évidemment, on change d’échelle ! Les décorations « La nuit je vois » sont constituées de tissus éclairés de l’intérieur, électriquement. Des créations de l’entreprise ACTiLED Lighting à l’initiative de l’artiste Vincent Olinet pour ce Noël Nantais.

Quelques sources si vous souhaitez aller plus loin :

Joyeuses Fêtes et bonne escapade sur le parcours du voyage en hiver à Nantes !

Photographie : APN ou smartphone ?

Tout dépend de ce que vous souhaitez en faire. Évidemment. Toutefois, au quotidien pour l’amateure que je suis, eh bien… Les habitudes ont indéniablement évolué avec la technologie et les logiciels embarqués.

Le seul point qui m’importait lorsque j’ai dû renouveler mon téléphone portable il y a plusieurs années était le choix d’une lentille de même marque que celle de mon appareil photo numérique. Leika y pourvoyait ! Était-ce un gage de qualité, de durabilité ? Il semblerait. Car que je n’en ai pas changé depuis – mon bridge a déjà 13 ans et mon téléphone 4 ou 5 ans. C’est la propension à utiliser le smartphone au détriment de l’APN qui, elle, s’est vue confirmée.

Bien sûr, il ne s’agissait pas d’une technologie identique entre une lentille d’appareil photo numérique et une lentille de téléphone portable. Manquait aussi le menu typique d’un APN. Or, même sur un appareil vieillissant, j’ai vu les mises à jour successives étoffer les réglages de mon smartphone : modes d’acquisition, types de mesure de la lumière, possibilité d’enregistrer les RAW (négatifs ou DNG)… En plus des habituels réglages de la sensibilité ISO. Impressionnant :

Abîme : un smartphone photographié par un appareil photo numérique.
Une partie des réglages en mode « pro » pour l’acquisition de photographie sur le smartphone Huawei Mate 10, équipé d’une lentille Leika.

Mise en abîme : photographie avec un smartphone, re-photographiée par un appareil photo numérique. Mode d’acquisition : priorité ouverture (Aperture), focale 3.0, vitesse 1/1.6 et ISO 80. Une vitesse lente était souhaitable pour éviter l’effet de balayage lumineux propre à l’écran digital. Balance des blancs : lumière artificielle puis post-prod. Mode AF : point. Mesure de la lumière : spot. Et pour anecdote : les tiges viennent d’un basilic du balcon, tandis que le cadre contient une de mes illustrations en format double raisin.

J’ignore qui de l’éditeur logiciel ou du constructeur a choisi de conférer au smartphone autant de possibilités similaires qu’à un APN mais c’est un plaisir ! C’est surtout la flexibilité de l’écran tactile dans le réglage des options qui m’a rapidement incitée à privilégier le téléphone il y a quelques années. Ainsi que la possibilité de zoomer sur la photographie prise pour en vérifier la qualité. Quelques mises à jour du bridge auraient-elles amélioré mon expérience utilisateur ? Probablement.

Ceci étant, et j’y reviendrai plus précisément l’année prochaine, j’ai en cette fin d’année 2022 mis un bon coup de collier pour mieux connaître le menu de l’APN – comme en témoigne la photographie ci-après, « Crépuscule sur les toits et noirs bouchés, chem, cheminées » :

Crépuscule sur les toits de novembre et noirs bouchés, chem cheminée !
Crépuscule sur les toits de novembre et noirs bouchés, chem, cheminées ! Lumix Panasonic ZF38, lentille Leika

L’apprentissage « technique » de l’appareil photo numérique m’a ce dernier trimestre conduite à un nombre conséquent de ratés. Alors, ce crépuscule inaugure-t-il un abandon définitif de mon APN au profit du smartphone ? À voir – c’est le cas de le dire. Je détaillerai certaines choses l’année prochaine avec les retrouvailles du bridge Lumix !

Séquence photo, Scopitone au château

L’évènement Nantes Digital Week s’associait au festival de cultures électroniques et arts numériques Scopitone. L’un de projets audiovisuels : une projection nocturne au Château des ducs de Bretagne à Nantes – qui m’a fournit un sujet de nouvelle séquence photographique !

Le sujet était l’Inde cette année mais c’est le ballet de lasers, en début de projection, qui m’a surtout intriguée :

Scopitone 2022 | photo MDstudio
Scopitone 2022 : projection au Château des Ducs | photo MDstudio

Séquence photographique, comme toujours 2 photographiques seulement sur un temps rapproché :

Scopitone 2022, séquence photo 1 | photo MDstudioScopitone 2022, séquence photo 2 | photo MDstudio
séquence photographique – comparaison d’images | SCOPITONE 2022 – Nantes Digital Week

Sans trépied, la prise de vue en nocturne fait un peu perdre les repères : subsistent quelques décalages entre les deux photos dans la géométrie du bâtiment. Et suivant le degré de luminosité, la « pellicule » numérique ne reçoit pas les mêmes informations – cf. le bruit de la première image. Dommage. A retravailler !

Artifice coloré et ciel soufré

… Par les feux d’artifice de la mi-juillet !

feu d'artifice, explosion colorée et soufrée
ciel illuminé par les artificiers à Nantes, juillet 2022 | photo MDstudio

Le point de vue change par rapport aux dernières festivités de 2019 : d’une année à l’autre, le lieu du tirage diffère ainsi que l’emplacement alloué aux spectateurs. Cette année, j’étais plus près d’où le plan resserré ! J’ai aussi eu le sentiment que l’intensité des explosions et de la luminosité allait croissant : j’espère que la mesure a eu des effets moins délétères sur l’avifaune par rapport aux années précédentes. Évidemment, les métaux utilisés restent polluants mais peut-être que là aussi, les composés changent et affectent moins l’environnement ?

Suite de l’exercice photographique, avec une séquence photo centrée sur une explosion :

séquence photographique de feu d'artifice : photo 01séquence photographique de feu d'artifice : photo 02
Séquence photographique sur une explosion particulière | feu d’artifice | MD studio

La prise de vue, tendue à bout de bras, entourés de gens massés et / ou en déplacement, n’est pas forcément l’idéal pour une séquence de même cadrage. Heureusement, le temps qui s’écoule est bref ! Lors des retrouvailles 2022, je pensais au départ simplement profiter du spectacle pyrotechnique. Mais j’ai finalement craqué pour quelques photographies et n’ai pas pris le temps d’effectuer les réglages adéquates ! Globalement, je trouve ces clichés moins réussis que ceux de l’année 2019 dans Floraison soufrée, explosion diaprée pour des raisons de netteté et de composition… Même si on gagne en couleurs.

Brin de muguet à contre-jour

Le mois de mai débute tout juste et avec lui, ma traditionnelle photographie de muguet. J’envisageais un retour à la couleur mais je trouve que décidément, le noir et blanc a son effet !

comparaison des deux clichés de muguet : couleur versus noir et blanc

D’autant que la proximité d’une surface vitrifiée granulée apporte un effet naturel intéressant, sans retouche :

brins de muguet dans un vase à contre-jour
muguet et vitre granulée | photo MDstudio

Muguet dans un vase, vitre granulée
Plan moyen avec un effet de grain naturel provoqué par la texture de la vitre

Clochettes de muguet
Vue rapprochée et en plongée, grain naturel

clochettes de muguet dans un verre transparent
petit déplacement de caméra, changement d’ambiance | photo MD studio

Cette année j’ai découvert l’ail des ours, dont le feuillage ressemble beaucoup à celui du muguet. Si l’ail des ours est comestible et apporte une nuance aillée aux plats préparés (type marinade) en revanche, le muguet est toxique. Donc méfiance si vous vous livrez à la cueillette en sous-bois ! Plusieurs sites montrent les différences notables de formes et d’odeurs pour éviter de se tromper.

clochettes de muguet dans un verre transparent
photographie pleine largeur | cliché granulé pour un muguet à contre-jour éclairé | photo MD studio

Guirlandes enguirlandées

Quid d’économies festives quand les rares réjouissances résident précisément dans les lumineuses esquisses aux creux des cimes citadines ? Comme promis lors de Bâtiments – bateaux au dessus des eaux, place à quelques photographies d’illuminations scintillantes au crépuscule ou de décorations brillamment nocturnes :

rue Nantaise - illuminations et décorations de Noël 2020 | photo MDstudio
rue d’Orléans – illuminations et décorations de Noël 2020 | photo MDstudio

guirlandes - illuminations et décorations de Noël 2020 | photo MDstudio
guirlandes du CIC – illuminations et décorations de Noël 2020 | photo MDstudio

arbre et décorations de Noël - église St Nicolas à Nantes | photo MDstudio
arbre et décorations de Noël – église St Nicolas à Nantes | photo MDstudio

Bâtiments Bateaux au-dessus des eaux

Les lumières des habitations annoncent les prochaines illuminations. En attendant ces brillantes et urbaines décorations, à l’approche de l’hiver, les arbres à feuille caduque dévoilent les arrières-plans et souvent allègent les compositions. Ici un cliché en fin d’après-midi, où la nature s’efface au profit d’une architecture inspirée de l’endroit* :

Canal Saint Félix, bateaux-bâtiments, Nantes novembre 2020 | photo MDstudio

*Cet endroit est la rive opposée au précédent cliché Bleu automnal, novembre au canal – simplement photographié un autre soir, un peu plus tard. Et si ces hautes résidences trônent de plein pied, elles sembler chercher à imiter leurs plus flottantes consœurs, en contre-bas, à quai et catways amarrées.

Une optique plus onirique dans ce cliché, que j’avais déjà expérimentée à gros traits sur le même bassin :