Photographie : APN ou smartphone ?

Tout dépend de ce que vous souhaitez en faire. Évidemment. Toutefois, au quotidien pour l’amateure que je suis, eh bien… Les habitudes ont indéniablement évolué avec la technologie et les logiciels embarqués.

Le seul point qui m’importait lorsque j’ai dû renouveler mon téléphone portable il y a plusieurs années était le choix d’une lentille de même marque que celle de mon appareil photo numérique. Leika y pourvoyait ! Était-ce un gage de qualité, de durabilité ? Il semblerait. Car que je n’en ai pas changé depuis – mon bridge a déjà 13 ans et mon téléphone 4 ou 5 ans. C’est la propension à utiliser le smartphone au détriment de l’APN qui, elle, s’est vue confirmée.

Bien sûr, il ne s’agissait pas d’une technologie identique entre une lentille d’appareil photo numérique et une lentille de téléphone portable. Manquait aussi le menu typique d’un APN. Or, même sur un appareil vieillissant, j’ai vu les mises à jour successives étoffer les réglages de mon smartphone : modes d’acquisition, types de mesure de la lumière, possibilité d’enregistrer les RAW… En plus des habituels réglages de la sensibilité ISO. Impressionnant :

Abîme : un smartphone photographié par un appareil photo numérique.
Une partie des réglages en mode « pro » pour l’acquisition de photographie sur le smartphone Huawei Mate 10, équipé d’une lentille Leika.

Mise en abîme : photographie avec un smartphone, re-photographiée par un appareil photo numérique. Mode d’acquisition : priorité ouverture (Aperture), focale 3.0, vitesse 1/1.6 et ISO 80. Une vitesse lente était souhaitable pour éviter l’effet de balayage lumineux propre à l’écran digital. Balance des blancs : lumière artificielle puis post-prod. Mode AF : point. Mesure de la lumière : spot. Et pour anecdote : les tiges viennent d’un basilic du balcon, tandis que le cadre contient une de mes illustrations en format double raisin.

J’ignore qui de l’éditeur logiciel ou du constructeur a choisi de conférer au smartphone autant de possibilités similaires qu’à un APN mais c’est un plaisir ! C’est surtout la flexibilité de l’écran tactile dans le réglage des options qui m’a rapidement incitée à privilégier le téléphone il y a quelques années. Ainsi que la possibilité de zoomer sur la photographie prise pour en vérifier la qualité. Quelques mises à jour du bridge auraient-elles amélioré mon expérience utilisateur ? Probablement.

Ceci étant, et j’y reviendrai plus précisément l’année prochaine, j’ai en cette fin d’année 2022 mis un bon coup de collier pour mieux connaître le menu de l’APN – comme en témoigne la photographie ci-après, « Crépuscule sur les toits et noirs bouchés, chem, cheminées » :

Crépuscule sur les toits de novembre et noirs bouchés, chem cheminée !
Crépuscule sur les toits de novembre et noirs bouchés, chem, cheminées ! Lumix Panasonic ZF38, lentille Leika

L’apprentissage « technique » de l’appareil photo numérique m’a ce dernier trimestre conduite à un nombre conséquent de ratés. Alors, ce crépuscule inaugure-t-il un abandon définitif de mon APN au profit du smartphone ? À voir – c’est le cas de le dire. Je détaillerai certaines choses l’année prochaine avec les retrouvailles du bridge Lumix !

Séquence photo, Scopitone au château

L’évènement Nantes Digital Week s’associait au festival de cultures électroniques et arts numériques Scopitone. L’un de projets audiovisuels : une projection nocturne au Château des ducs de Bretagne à Nantes – qui m’a fournit un sujet de nouvelle séquence photographique !

Le sujet était l’Inde cette année mais c’est le ballet de lasers, en début de projection, qui m’a surtout intriguée :

Scopitone 2022 | photo MDstudio
Scopitone 2022 : projection au Château des Ducs | photo MDstudio

Séquence photographique, comme toujours 2 photographiques seulement sur un temps rapproché :

Scopitone 2022, séquence photo 1 | photo MDstudioScopitone 2022, séquence photo 2 | photo MDstudio
séquence photographique – comparaison d’images | SCOPITONE 2022 – Nantes Digital Week

Sans trépied, la prise de vue en nocturne fait un peu perdre les repères : subsistent quelques décalages entre les deux photos dans la géométrie du bâtiment. Et suivant le degré de luminosité, la « pellicule » numérique ne reçoit pas les mêmes informations – cf. le bruit de la première image. Dommage. A retravailler !

Artifice coloré et ciel soufré

… Par les feux d’artifice de la mi-juillet !

feu d'artifice, explosion colorée et soufrée
ciel illuminé par les artificiers à Nantes, juillet 2022 | photo MDstudio

Le point de vue change par rapport aux dernières festivités de 2019 : d’une année à l’autre, le lieu du tirage diffère ainsi que l’emplacement alloué aux spectateurs. Cette année, j’étais plus près d’où le plan resserré ! J’ai aussi eu le sentiment que l’intensité des explosions et de la luminosité allait croissant : j’espère que la mesure a eu des effets moins délétères sur l’avifaune par rapport aux années précédentes. Évidemment, les métaux utilisés restent polluants mais peut-être que là aussi, les composés changent et affectent moins l’environnement ?

Suite de l’exercice photographique, avec une séquence photo centrée sur une explosion :

séquence photographique de feu d'artifice : photo 01séquence photographique de feu d'artifice : photo 02
Séquence photographique sur une explosion particulière | feu d’artifice | MD studio

La prise de vue, tendue à bout de bras, entourés de gens massés et / ou en déplacement, n’est pas forcément l’idéal pour une séquence de même cadrage. Heureusement, le temps qui s’écoule est bref ! Lors des retrouvailles 2022, je pensais au départ simplement profiter du spectacle pyrotechnique. Mais j’ai finalement craqué pour quelques photographies et n’ai pas pris le temps d’effectuer les réglages adéquates ! Globalement, je trouve ces clichés moins réussis que ceux de l’année 2019 dans Floraison soufrée, explosion diaprée pour des raisons de netteté et de composition… Même si on gagne en couleurs.

Brin de muguet à contre-jour

Le mois de mai débute tout juste et avec lui, ma traditionnelle photographie de muguet. J’envisageais un retour à la couleur mais je trouve que décidément, le noir et blanc a son effet !

comparaison des deux clichés de muguet : couleur versus noir et blanc

D’autant que la proximité d’une surface vitrifiée granulée apporte un effet naturel intéressant, sans retouche :

brins de muguet dans un vase à contre-jour
muguet et vitre granulée | photo MDstudio

Muguet dans un vase, vitre granulée
Plan moyen avec un effet de grain naturel provoqué par la texture de la vitre

Clochettes de muguet
Vue rapprochée et en plongée, grain naturel

clochettes de muguet dans un verre transparent
petit déplacement de caméra, changement d’ambiance | photo MD studio

Cette année j’ai découvert l’ail des ours, dont le feuillage ressemble beaucoup à celui du muguet. Si l’ail des ours est comestible et apporte une nuance aillée aux plats préparés (type marinade) en revanche, le muguet est toxique. Donc méfiance si vous vous livrez à la cueillette en sous-bois ! Plusieurs sites montrent les différences notables de formes et d’odeurs pour éviter de se tromper.

clochettes de muguet dans un verre transparent
photographie pleine largeur | cliché granulé pour un muguet à contre-jour éclairé | photo MD studio

Guirlandes enguirlandées

Quid d’économies festives quand les rares réjouissances résident précisément dans les lumineuses esquisses aux creux des cimes citadines ? Comme promis lors de Bâtiments – bateaux au dessus des eaux, place à quelques photographies d’illuminations scintillantes au crépuscule ou de décorations brillamment nocturnes :

rue Nantaise - illuminations et décorations de Noël 2020 | photo MDstudio
rue d’Orléans – illuminations et décorations de Noël 2020 | photo MDstudio

guirlandes - illuminations et décorations de Noël 2020 | photo MDstudio
guirlandes du CIC – illuminations et décorations de Noël 2020 | photo MDstudio

arbre et décorations de Noël - église St Nicolas à Nantes | photo MDstudio
arbre et décorations de Noël – église St Nicolas à Nantes | photo MDstudio

Bâtiments Bateaux au-dessus des eaux

Les lumières des habitations annoncent les prochaines illuminations. En attendant ces brillantes et urbaines décorations, à l’approche de l’hiver, les arbres à feuille caduque dévoilent les arrières-plans et souvent allègent les compositions. Ici un cliché en fin d’après-midi, où la nature s’efface au profit d’une architecture inspirée de l’endroit* :

Canal Saint Félix, bateaux-bâtiments, Nantes novembre 2020 | photo MDstudio

*Cet endroit est la rive opposée au précédent cliché Bleu automnal, novembre au canal – simplement photographié un autre soir, un peu plus tard. Et si ces hautes résidences trônent de plein pied, elles sembler chercher à imiter leurs plus flottantes consœurs, en contre-bas, à quai et catways amarrées.

Une optique plus onirique dans ce cliché, que j’avais déjà expérimentée à gros traits sur le même bassin :

Muguet impatient & ciel changeant

Muguet impatient et ciel changeant pour des clochettes qui bientôt sonnent le déconfinement, dans l’attente d’un air libre qui déjà se trouve amélioré, moins pollué – à défaut d’être par les humains accaparé.

Cliché rapporté de mes archives, où le muguet symbolise les personnes confinées, et le ciel les mesures sanitaires :

Muguet impatient, ciel changeant
Muguet impatient et ciel changeant : brin de muguet sur ciel nuageux | photo MDstudio

Photographie puisée dans les clichés de 2018, pas de sortie aujourd’hui ni de don familial en raison de la situation !

Mars | fleurs d’intérieur et couture de dure

Confinement oblige pas de sortie photographie !

L’occasion de repriser chaussettes & vêtements d’hiver, torchons et autres confections. La nature se retrouve ici encore non photographiée, mais esquissée par le truchement d’un tissu imprimé :

nature en ville, couture du quotidien
pochette cousue à la main | photo MDstudio

Si le mauve est la couleur de fin de deuil en occident, traditionnellement portée après le noir, peut-être faut-il y voir une métaphore du deuil sur le « monde d’avant » ? Cette période particulière n’est pourtant pas le premier indicateur des changements opérés depuis l’industrialisation à la fin du 18ème siècle avec les densités de pollution comme de population qui s’opèrent. Et plus proche de nous, le décrochage des températures observé dès les années 1950. J’en reviens à nos affaires bassement pragmatiques, parlant de température, voici le contenu de la pochette :

création personnelle, couture du quotidien
pochette au tissu fleuri, couture du quotidien | photo MDstudio

Lasse de nettoyer au mieux mes deux masques synthétiques, je scrute à présent les taies d’oreiller qui pourraient se voir sacrifier sur l’autel du masque artisanal, pour un civique bal à défaut d’une soirée endiablée. Tous les magasins sont fermés, je vais devoir improviser, notamment en matière d’élastiques. Allez ! Élasticité rime avec souplesse, vive la créativité.

Sur ce, je m’en retourne apprivoiser la machine à coudre, qui, par un curieux mélange entre heureuse opportunité et malencontreuse nécessité, m’a été prêtée juste avant le confinement.

Février | plante grimpante urbaine en fer forgé

Peu de sorties pour moi côté photographies, que ce soit en bords de Loire, d’Erdre ou dans les parcs. Aussi je reviens ce mois-ci aux allégories de la nature en ville, avec l’œuvre « Aurelia Tactotrope » réalisée par l’artiste Patrick Corillon :

Vue du banc de branches et de troncs
Aurélia Tactotrope, œuvre de Patrick Corillon | Photo MDstudio

Tendrement elle enserre un panneau publicitaire, pour aux passants diffuser une information particulière :

Aurelia Tactotrope par l’artiste Patrick Corillon | photo MDstudio
Aurélia Tactotrope, par l’artiste Patrick Corillon | photo MDstudio

A l’instar d’une « vraie » publicité, l’affiche définit au recto la création comme une espèce végétale à part entière, ainsi que la démarche artistique de l’auteur, Patrick Corillon ; quant au verso, y sont graphiquement représentés les différents stimuli sensoriels perçus par Aurélia Tactotrope lors des différentes saisons : chocs, odeurs, sons et couleurs.

Par certains côtés, ses entrelacs de branches me rappellent les pieds de vigne de mon enfance girondine :

Aurélia Tactotrope par l’artiste Patrick Corillon | photo MDstudio
Entrelacs sculptés, Aurélia Tactotrope par l’artiste Patrick Corillon | photo MDstudio

Comment marier nature en ville et ville de nature, un thème toujours d’actualité.

Janvier | boîtes de thés à fleurs de cerisier

Premier article photographique de l’année avec, une fois encore, un cliché sur la nature en intérieur représentée !

Instant figé pour une pause colorée, où quelques pétales de cerisier, bercés par une brise suggérée, s’invitent par l’image et la pensée :

Boîtes àBoîtes à thé, thé rouge et baguettes, motif fleurs de cerisier "Sakura" | photo MDstudio
Boîtes à thés, « buisson rouge » et baguettes, motif fleurs de cerisier « Sakura » | photo MDstudio

Bourrasques glacées à la sonorité de ténor, froidure de Janvier pour l’hémisphère nord, où l’on apprécie de se réchauffer tranquillement et simplement :

Plan resserré sur boîtes à thé, thé rouge et baguettes, motif fleurs de cerisier "Sakura" | photo MDstudio | photo MDstudio
Plan resserré sur la première boîte et les baguettes assorties, motif fleurs de cerisier « Sakura » | photo MDstudio

Au passage, le « buisson rouge » ou Rooibos, ne contient pas de théine / caféine et provient d’Afrique du Sud. Tandis que les boîtes sont, elles, bien d’inspiration Japonaise. Finalement, une photographie dont le bilan carbone laisse un goût mitigé.